23 Juin 2016

FCO : Des vaccins désormais pleinement disponibles

Un C.N.O.P.S.A.V. F.C.O. s’est tenu lundi 20 juin, vous en trouverez le support de présentation en pièce jointe. Un bref résumé vous est proposé ci-dessous.

 Deux points importants :

 –          Les P.C.R. faites sur les veaux à destination de l’Espagne ne sont plus prises en charge par l’Etat après le 30 juin 2016 ;

–          Les commandes de vaccins peuvent passer directement pas les vétérinaires, sans enregistrement par les G.D.S., car nous ne sommes plus en situation de pénurie.

Avis du Groupe d’Expertise Collective d’Urgence (G.E.C.U.) – saisine Anses 2015-SA-0226 à paraître :

Ø  L’actuelle épizootie de F.C.O. est bien une résurgence (même souche qu’en 2008 et aucune notification ailleurs dans le monde). Le virus aura probablement circulé à bas bruit dans les troupeaux de ruminants domestiques.

Ø  La diffusion de la maladie est inéluctable, en l’absence de vaccination massive, du fait de la diffusion en tâche d’huile des culicoïdes.

Ø  Pour éradiquer la maladie, il faudrait 3 campagnes de vaccination avec un taux minimal de couverture de 75 %, suivie d’une surveillance fiable.

Situation sanitaire :

282 foyers dont les trois quarts ont été détectés à l’occasion de tests aux mouvements. Sur 570 suspicions cliniques, seuls 13 foyers ont été confirmés. La séroprévalence bovine globale est de 10 à 20 %, avec un maximum de 30 % dans le cœur de zone. Cela signe une circulation virale encore faible, avec peu de clinique observée.

Perspectives de surveillance :

Une surveillance programmée doit se mettre en place dans le triple objectif de :

–          Garantir l’absence de circulation de BTV-8 en Z.I. et dans les zones sans foyer de Z.R. (et suivre la situation dans les zones frontalières pour la bonne information des Etats Membres voisins) ;

–          Démontrer l’absence de sérotypes exotiques ;

–          Définir des Z.S.I. si nécessaire à l’hiver 2016/2017.

La surveillance devrait se baser sur des tests sérologiques sur 180 bovins prélevés dans maximum 9 cheptels par département et par mois. Cette surveillance doit s’appuyer sur des cheptels sentinelles (= cheptel laitier ne vaccinant pas, dont les bovins ont accès au pâturage, avec des cheptels voisins réceptifs et en deçà de 1000 m. d’altitude). Ce dispositif sera complété par les résultats des P.C.R. aux mouvements.

Vaccins

Les réfrigérateurs des centrales sont pleins, il n’y a plus de pénurie de vaccins. Les éleveurs peuvent donc désormais commander directement les doses dont ils ont besoin auprès de leur vétérinaire sanitaire, l’étape de vérification de l’adéquation entre les demandes enregistrées par les G.D.S. et l’état des stocks n’est plus nécessaire.

L’Etat a passé un appel d’offre pour la distribution des vaccins et une seule centrale a répondu, il y aura donc une transition pendant l’été.

Attention à bien anticiper les délais de vaccination avant sortie de Z.R. qui sont de  :

–          10 jours après la deuxième injection de Mérial

–          33 jours après l’unique injection de Calier

–          31 jours après la deuxième injection de C.Z.V. (et 20 jours pour les ovins)

ð  Avec le vaccin C.Z.V., il faudra donc commencer à vacciner en août pour un départ en novembre !

La D.G.Al. doit saisir l’A.N.M.V. sur la question de l’immunité croisée entre les différents vaccins (peut-on faire un rappel annuel avec du Mérial sur un animal primo-vacciné avec du Calier ?).

Le droit à tirer en vaccins Mérial attribué aux broutards début 2016 reste valable, jusqu’à l’automne 2016, pour les cheptels qui n’auraient pas utilisé tout leur quota.

Protocole espagnol :

La clause largement utilisée pour les échanges vers l’Espagne est celle de la désinsectisation suivie d’une P.C.R. 14 jours après (55 000 animaux sont partis sous ce régime). La P.C.R. sur les jeunes animaux ne sera plus prise en charge par l’Etat après le 30 juin 2016.

La clause d’échanges d’animaux issus de cheptel (et de mère) vacciné semble encore peu utilisée pour le moment. Les cheptels entièrement vaccinés sont renseignées dans SIGAL en tant que « cheptel vacciné » par la D.D.P.P. sur notification du vétérinaire sanitaire. Une extraction nationale hebdomadaire est réalisée, permettant la certification aux échanges.

Turquie : le débat technique est épuisé, il s’agit désormais d’une décision politique de la part des autorités turques. L’O.I.E. a confirmé par courrier officiel à la Turquie que les animaux vaccinés ne représentent pas de risque. Une nouvelle entrevue doit avoir lieu la semaine prochaine entres autorités turques et françaises.

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