Les actions

/ / VOIR LES CARACTÉRISTIQUES
DE LA MALADIE

 

1. Les plans de lutte pour les élevages confrontés à de la clinique

La lutte contre cette entérite chronique est difficile pour plusieurs raisons : résistance élevée du germe dans le milieu extérieur, décalage important entre la contamination des animaux (à quelques semaines d’âge) et le moment où il est possible de les détecter, infection inapparente des bovins avec de longues phases d’excrétion, sensibilité médiocre des tests de dépistage (nombreux faux négatifs), …
Malgré toutes ces difficultés, l’assainissement des cheptels est possible.

L’objectif de la mise en place d’un plan de lutte est de supprimer les cas cliniques.

Dans tous les cas, les plans reposent sur deux volets :

Dépistage et élimination des excréteurs :

Objectifs :

  • Limiter la contamination du milieu (et donc l’infection de nouveaux animaux).
  • Détecter les bovins susceptibles de déclencher une paratuberculose clinique.
Maîtrise des facteurs de risque de contamination :

Facteurs déterminants :

  1. L’élevage des jeunes :
    – séparation précoce et précaution pour les buvées (élevages laitiers),
    – mise à disposition de boxes à veaux et paillage important (élevages allaitants),
    – désinfection régulière des bâtiments (conseillé une fois par an).
  2. La gestion des fumiers : compostage ou épandage sur parcelles de cultures.
  3. La gestion de l’abreuvement : privilégier les points d’eau non stagnants.
  4. La maîtrise du Parasitisme (Grande Douve, Paramphistome, Strongles digestifs) pour éviter tout stress qui favorise l’expression clinique et l’excrétion.
  5. La maîtrise de l’alimentation : assurer une alimentation énergétique et azotée équilibrée, une complémentation minérale et vitaminique adéquate.

2. Se prémunir à l’introduction

La paratuberculose n’étant ni une maladie réglementée, ni un vice rédhibitoire, il est indispensable de signer avec le vendeur un billet de garantie conventionnelle et d’en demander le dépistage à l’occasion de la visite d’introduction.

La garantie de cheptel

Elle s’appuie, depuis 2004, sur un référentiel technique National, élaboré par la FNGDS et I’ACERSA.
II s’agit d’une garantie de cheptel. Il n’y a pas de niveau de garantie absolue, mais le niveau proposé est nettement supérieur au « tout venant »).

A. Acquisition de la garantie

La garantie est acquise après deux contrôles négatifs sur tous les animaux âgés de 24 mois et plus, mâles reproducteurs et femelles, espacés de 9 mois minimum à 30 mois maximum.
En cas d’historique défavorable, l’élimination d’un animal positif confirmé antérieurement au premier contrôle doit avoir eu lieu au minimum 24 mois avant le second contrôle d’acquisition de la garantie.

B. Entretien de la garantie
  • Le premier contrôle d’entretien doit être réalisé 9 à 15 mois après le second contrôle d’acquisition de la garantie, sur tous les animaux âgés de 24 mois et plus, mâles reproducteurs et femelles.
  • Les contrôles suivants sont à effectuer à intervalles de 21 mois minimum à 27 mois maximum, sur tous les animaux âgés de 24 mois minimum à 72 mois maximum.
C. Maîtrise des introductions

Animal introduit > 2 cas de figures :

  • Il provient d’un cheptel sous garantie : pas de contrôle d’introduction
  • L’animal introduit provient d’un cheptel « tout venant » : à partir de l’âge de 18 mois, 2 contrôles entre 9 et 15 mois d’intervalle
D. Confirmation des résultats positifs

Peut être soumis à confirmation tout résultat positif obtenu :

  • lors des contrôles effectués sur tout ou partie du cheptel en vue de l’acquisition ou de l’entretien de la garantie, lorsqu’un seul animal, ou moins de 2% de l’effectif testé présente un résultat positif ;
  • lors du second test pratiqué dans le cadre d’un contrôle à l’introduction.

paratuberculose-03

Perspectives

La paratuberculose est une maladie pouvant causer de grosses pertes dans les élevages car les vaches atteintes peuvent rapidement devenir des non valeurs économiques.
Cependant, en appliquant rigoureusement le plan de lutte et en réformant à bon escient, l’éleveur arrive généralement à assainir son troupeau.

Pour connaitre la situation et les actions spécifiques de votre GDS, cliquez sur votre département dans la carte ci-contre :

Aquitaine

Pyrénées-Atlantiques Landes Lot-et-Garonne Gironde Dordogne
[Haut]