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DE LA MALADIE

 

Comment diagnostiquer la maladie ?

Une analyse sérologique permet de savoir si une vache est porteuse de Neospora ou pas. La mise en évidence du parasite repose sur l’analyse du cerveau de l’avorton par PCR. La sérologie des chiens ne présente pas d’intérêt et doit être interprétée avec prudence.
Cette analyse sérologique doit être modulée. Elle n’est pas interprétable sur les bovins âgés de moins de 24 mois, car ils ne fabriquent pas assez d’anticorps pour que ceux-ci soient détectables. De même, une vache que l’on sait positive peut se « négativer », de façon transitoire, aux alentours du vêlage, puisque ses défenses immunitaires baissent à ce moment-là. Elle ne fabrique plus assez d’anticorps pour que l’on puisse les détecter. Ainsi, si une vache se séronégative, cela ne veut jamais dire qu’elle est guérie. Une vache ne peut pas, une fois contaminée, se débarrasser du parasite.

Si on veut aller plus loin…

Enquête pour essayer de savoir si le mode de contamination qui prédomine dans l’exploitation est la contamination horizontale (à partir de chiens, renards ou autre…) ou verticale (des vaches aux veaux) :

  • Sérologies sur un minimum de 10 bovins : avortées, ascendants, collatéraux, descendants, vaches non avortées et sans lien familiaux avec les précédents.
  • Comparaison des résultats avec les généalogies. Si les positivités semblent liées aux familles, c’est la voie verticale qui prime. Si elles sont aléatoires, c’est plutôt la voie horizontale. Mais on peut avoir les deux.
  • La prévalence (nombre de séropositifs dans le troupeau peut être très variable).

Si la contamination est verticale et si le nombre de positif est faible (ce qui suppose qu’on ait analysé tout le troupeau) : réformer les lignées ou destiner leurs veaux à la boucherie uniquement (croisement viande dans les élevages laitiers). On peut sauver les bonnes souches par des transferts d’embryons.
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Si la contamination est horizontale : recherche des sources d’infection (chiens, mais peut être aussi renards…), envoyer en boucherie les veaux des vaches contaminées et les réformer si c’est possible.
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Dans tous les cas :

  • Empêcher que les carnivores, etc. n’accèdent aux délivrances, avortons, cadavres
  • Protéger les aliments du bétail contre les déjections (chiens, oiseaux, rats, …). Mais il reste le problème du pâturage.

Attention : Dans tous les cas, une lignée de vaches ne doit pas être condamnée au vu d’un seul résultat positif.

neosporose

Conduite à tenir à l’échelle du troupeau

Perspectives

Nous ne connaissons pas encore tout de la néosporose mais elle n’est pas aussi grave que d’autres maladies abortives. En effet, elle ne provoque pas souvent d’épisodes d’avortements épizootiques au sein d’un élevage (même si cela peut arriver). Le plus souvent, les avortements sont sporadiques ou enzootiques. Cela s’explique par le fait que cette maladie n’est pas contagieuse de vache à vache.

Ces réalités sont essentielles dans le choix d’une stratégie basée sur un assainissement « en douceur ».

 

Pour connaitre la situation et les actions spécifiques de votre GDS, cliquez sur votre département dans la carte ci-contre :

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