Caractéristiques de l’ESB

/ / VOIR LES ACTIONS

ESBL’Encéphalopathie Spongiforme Bovine, ou ESB, constitue le principal événement sanitaire de la fin du 20ème siècle, principalement à cause de son incidence sur la santé humaine.

L’intensification des mesures de lutte à compter de 1990 conduit au résultat attendu : la diminution régulière du nombre de cas.

En 2011, en France au moins, la maladie est derrière nous.

Apparue au Royaume-Uni au mois de Novembre 1986, la maladie appartient au groupe des maladies dégénératives du système nerveux central dues à des agents infectieux appelés « agents transmissibles non conventionnels » ou ATNC.

A l’issue d’une incubation longue de 2 à 5 ans, elle provoque chez les bovins adultes des troubles nerveux sensitifs (coups de pied, appréhension) et moteurs, évoluant lentement en 1 à 6 mois vers la mort.

Au microscope, on observe une dégénérescence des tissus du cerveau qui lui donnent un aspect spongieux.

Des enquêtes épidémiologiques ont démontré que le développement de la maladie était une conséquence de l’alimentation des animaux avec des farines d’équarrissage fabriquées à partir de cadavres de ruminants infectés par le prion. Ces farines étaient couramment utilisées comme complément de la ration alimentaire des bovins. Un changement dans le processus de fabrication de ces farines au début des années 1990 expliquerait la brusque exposition aux ATNC des cheptels anglais et l’évolution exceptionnelle de la maladie au cours des années suivantes.

La situation épidémiologique dans le monde

Total Général
1986-2010
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
France 985 239 137 54 31 8 9 8 10 5
Royaume-Uni 184 537 1 144 611 343 151 114 67 37 12 11
Irlande 1 653 333 183 126 69 41 25 23 9 2
Reste de l’Europe 3 160 460 452 349 149 150 72 52 37 4
Reste du Monde 58 3 6 6 9 16 6 5 2 1

… en France

Situation épidémiologique en France

Situation épidémiologique en France

HISTORIQUE
1989 : Interdiction en France  des importations de farines animales en provenance du Royaume Uni.

1994 :L’utilisation des protéines animales dans l’alimentation des ruminants est interdite.

1996 : C’est la « 1ère crise de l’ESB ». Une vingtaine de cas sont diagnostiqués en France et des mesures rigoureuses appliquées comme l’abattage de tous les animaux des exploitations atteintes.

Puis le retrait systématique des « matériaux à risque » (l’encéphale, les yeux, la moelle épinière…) intervient,  suivi par la destruction des saisies sanitaires en abattoir et des cadavres d’animaux morts en ferme.

Ces dispositions, en « tarissant » la source de contamination, vont comme prévu se révéler efficaces, mais cela va prendre un peu de temps : l’incubation de la maladie est longue. Elle  va continuer à progresser en France jusqu’à atteindre un pic en 2001.

Une « 2ème crise de l’ESB » va intervenir en 2000, en lien avec le développement de la maladie (ou plutôt la mise en place de tests supplémentaires) et à des images télévisuelles fortes. De nouvelles mesures sont prises. Dans le département, les premiers cas sont détectés en 2001. La gestion en est délicate et la couverture médiatique peu appréciée …

Avec la diminution du nombre de cas, certaines mesures sont assouplies, comme celles appliquées dans les troupeaux atteints : depuis 2002, l’abattage est sélectif. Mais les mesures de contrôle de la maladie demeurent très rigoureuses (et coûteuses pour l’Etat), avec en particulier le contrôle des bovins à l’abattoir et le retrait des matériaux à risque.

1989 : Interdiction en France  des importations de farines animales en provenance du Royaume Uni.

1994 :L’utilisation des protéines animales dans l’alimentation des ruminants est interdite.

1996 : C’est la « 1ère crise de l’ESB ». Une vingtaine de cas sont diagnostiqués en France et des mesures rigoureuses appliquées comme l’abattage de tous les animaux des exploitations atteintes.

Puis le retrait systématique des « matériaux à risque » (l’encéphale, les yeux, la moelle épinière…) intervient,  suivi par la destruction des saisies sanitaires en abattoir et des cadavres d’animaux morts en ferme.

Ces dispositions, en « tarissant » la source de contamination, vont comme prévu se révéler efficaces, mais cela va prendre un peu de temps : l’incubation de la maladie est longue. Elle  va continuer à progresser en France jusqu’à atteindre un pic en 2001.

Une « 2ème crise de l’ESB » va intervenir en 2000, en lien avec le développement de la maladie (ou plutôt la mise en place de tests supplémentaires) et à des images télévisuelles fortes. De nouvelles mesures sont prises. Dans le département, les premiers cas sont détectés en 2001. La gestion en est délicate et la couverture médiatique peu appréciée …

Avec la diminution du nombre de cas, certaines mesures sont assouplies, comme celles appliquées dans les troupeaux atteints : depuis 2002, l’abattage est sélectif. Mais les mesures de contrôle de la maladie demeurent très rigoureuses (et coûteuses pour l’Etat), avec en particulier le contrôle des bovins à l’abattoir et le retrait des matériaux à risque.

[Haut]