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DE LA MALADIE

 

Priorité n° 1 : Pour les éleveurs confrontés à des problèmes cliniques : les plans d’assainissement

Critères d’entrée : Suspicion clinique de BVD confirmée, soit :

  • Séroconversion avérée
  • Virologie positive (par PCR ou Antigénélie)
  • Sondage sérologique avec plus de 60% d’animaux positifs

Protocole technique :

  • Recherche des IPI : 2 protocoles possibles
    • Directement par PCR de mélange > Avantage : Coût, recherche directe
    • Ou par sérologie sur toutes les vaches > Avantage : Infos sur le niveau de protection du troupeau (permet de mieux cibler les animaux éventuellement à vacciner).
  • Réforme des IPI : le GDS intervient pour compenser la perte de valeur bouchère liée à l’élimination rapide de l’IPI.
  • Vérification de l’absence de circulation par sondage sérologique en fin de plan (12 mois après l’élimination du dernier IPI).
  • Recherche de l’origine de la circulation virale (achat d’un animal porteur, voisinage etc.) et mesures préventives (vaccination …).

Quand penser à une contamination BVD dans son élevage ?

Les signes d’appel sont très variés :

  • Troubles de la reproduction (Infertilité, avortements…)
  • Diarrhées des veaux
  • Maladies respiratoires ou digestives en recrudescence ou rebelles aux traitements habituels
  • Épisodes de grippe intestinale…

> En cas de doute, contactez votre vétérinaire ou votre GDS pour en discuter.

Priorité n° 2 : Pour protéger les acheteurs : le contrôle d’introduction

L’introduction d’un animal porteur représente l’une des deux voies majeures de contamination d’un élevage par la BVD. C’est pourquoi, les GDS d’Aquitaine recommandent le dépistage de la BVD à l’introduction. Effectué le plus souvent par technique PCR, il permet la détection de bovins IPI mais aussi des Infectés transitoires.

Le CONTRÔLE d’INTRODUCTIONLe Billet de Garantie Conventionnelle : un outil pour vous simplifier le contrôle d’introduction

Le billet de garantie conventionnelle formalise l’engament du vendeur a reprendre des animaux qui présenteraient un résultat défavorable au dépistage d’une maladie non réglementée, sans que l’acheteur ait a entreprendre une procédure au tribunal. A l’inverse, pour le vendeur, il précise les conditions d’une éventuelle reprise : délai pour la réalisation des analyse, nature des examens pratiques, afin de ne prendre en considération que des choses sérieuses !

En Aquitaine, la signature d’un Billet de garantie conventionnelle vous donne droit à la prise en charge par le GDS du cout de l’analyse BVD à l’introduction. Renseignez-vous auprès de votre GDS et de votre vétérinaire.

La question de réintroduction du virus : retour d’estive, de concours, de rassemblement…

Le risque se gère à deux niveaux :

  • Au retour, les mêmes conseils s’appliquent que pour une introduction : une Quarantaine de 15 jours permet d’éviter la contamination par des infectés transitoires et le contrôle des veaux naissants conçus pendant la période d’estive permet de vérifier qu’ils ne sont pas IPI.
  • Au départ, la prévention vaccinale (vaccin induisant une protection fœtale) peut être un bon outil.

Parlez-en à votre vétérinaire.

>> En savoir plus sur les contrôles à réaliser à l’introduction

Priorité n° 3 : La surveillance de la circulation du virus dans les troupeaux de la région

Pour maîtriser le risque lié à la contamination de voisinage, il est important de surveiller la circulation du virus et de détecter les élevages contaminés récemment. Pour cela on utilise la sérologie. Selon le système d’élevage, on utilise deux méthodes.

En cheptel laitier :

Analyse sérologique sur le lait de tank (LIAL)

Analyse sérologique sur le lait de tank (LIAL)

On réalise deux à trois fois par an une analyse sérologique sur le lait de tank (LIAL). Le résultat permet d’évaluer le taux de vaches laitières séropositives.

On distingue 3 catégories de résultat :

  • moins de 10% de vaches séropositives > catégorie 0,
  • de 10% à 30% de vaches séropositives > catégorie 1,
  • plus de 30% de vaches séropositives > catégorie 2.

La surveillance de la circulation virale repose sur la répétition de ces analyses et l’évolution des résultats (idéalement tous les 4 mois).

Si les résultats successifs sont constants : la situation est stable.
Par exemple, Dans le cas où les résultats sont toujours en catégorie « 0 », l’élevage a des animaux majoritairement séronégatifs. Il n’y a pas eu de circulation virale dans cet élevage. Par contre, un passage viral ferait beaucoup de dégâts dans ce type de troupeau et la protection est donc essentielle (contrôle d’introduction, vaccination préventive en cas d’estive…).
Dans le cas où les résultats sont toujours en catégorie « 2 », il peut s’agir d’un troupeau détenant des vieilles vaches positives (qui le restent à vie) et qui positivent l’analyse sans qu’une circulation de virus ne soit avérée ou au contraire d’une circulation virale qui s’entretient par la naissance régulière de nouveaux IPI. Dans ce cas, on peut recommander de surveiller plus spécifiquement les plus jeunes animaux (sérologie régulière sur des lots de génisses de 6 à 24 mois) .

Si les résultats varient : on met en évidence une tendance. Par exemple, si le résultat passe de 0 à 2, ceci constitue une alerte sur un passage viral probable sur les derniers mois et de réagir plus rapidement.

En cheptel allaitant :

Une enquête sérologique est en cours qui amènera fin 2013 à une réflexion régionale sur la stratégie de surveillance des troupeaux allaitants.

 

Pour connaitre la situation et les actions spécifiques de votre GDS, cliquez sur votre département dans la carte ci-contre :

Aquitaine

Pyrénées-Atlantiques Landes Lot-et-Garonne Gironde Dordogne
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