Abeilles

Bulletin d’adhésion 2016

La Section apicole régionale de GDS Aquitaine a été créée le 4 juin 2015 par GDS Aquitaine pour rassembler les représentants de la filière apicole. Elle est constituée actuellement du GDSA 47 (gdsa47@gmail.com), du GDSA 64 (gdsa64.fr ou gdsa64@gmail.com) et de l’ADAAQ (adaaq.adafrance.org ou adaaq@adaaq.adafrance.org), ainsi que d’apiculteurs adhérant directement à la Section apicole.

La Section apicole joue un rôle sanitaire régional et ses missions visent à  informer les apiculteurs, améliorer la santé des colonies d’abeilles, concourir à la maîtrise des risques sanitaires en apiculture,  élaborer des plans d’intervention en cas de crise sanitaire,  aider à l’application des mesures de police sanitaire.

Dans ce but, des actions sont en cours pour inciter les apiculteurs à déclarer leurs ruches et ruchers via internet (TéléRuchers), assurer un suivi épidémiologique de Varroa destructor dans le cadre du Plan de Lutte Volontaire national (mise en place de ruchers observatoires volontaires, réalisation de comptages varroas avec les apiculteurs volontaires, suivi des transhumances (à l’étude), audits terrain), améliorer la formation des apiculteurs (formations varroas, information/formation Aethina tumida, formations sur la thématique sanitaire (loques européenne et américaine, …). La Section apicole travaille à la mise en place d’un Programme Sanitaire d’Elevage régional (varroa), à la collecte de données épidémiologiques régionales et se veut l’interlocuteur des apiculteurs dans le domaine sanitaire.

Au-delà de la région Aquitaine, elle assurera la coordination des actions sanitaires au sein de la région Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes et la coordination des actions sanitaires au niveau national avec les autres sections apicoles.

ADHESION des apiculteurs à la Section apicole :

* soit par l’intermédiaire d’une structure sanitaire apicole départementale (GDSA) adhérant à la Section apicole, la cotisation 2016 est de 15 centimes par ruche, prélevés par le GDSA et reversés à la Section apicole

* soit directement pour les apiculteurs n’adhérant pas à un GDSA et souhaitant bénéficier du PSE régional et des actions de la SA : pour 2016, la cotisation est de 17 euros + 15 centimes par ruche. Bulletin d’adhésion 2016

Contact : Dr vétérinaire Valérie BRETON – valerie.breton.frgds-aq@reseaugds.com

Remerciements : la rubrique « ABEILLES » de GDS Aquitaine est soutenue financièrement par la Direction générale de l’Alimentation, l’Union européenne et FranceAgriMer, et la DRAAF Aquitaine.

Réglementation mouvements d’abeilles en France

DECLARATION DES RUCHES ET RUCHERS

La déclaration de ruches en 2016 : du 1er septembre au 31 décembre 2016

 Contexte :

Tout apiculteur est tenu de déclarer chaque année les colonies d’abeilles dont il est propriétaire ou détenteur, en précisant notamment leur nombre d’une part et leurs emplacements d’autre part (article 33 de la loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement et article 11 de l’arrêté du 11 août 1980 relatif au dispositif sanitaire de lutte contre les maladies des abeilles). La déclaration est obligatoire dès la première colonie détenue.

La Commission européenne a décidé d’harmoniser les périodes de recueil des déclarations de ruches dans l’ensemble des États membres de l’Union Européenne à compter de 2016 (règlements 2015/1366 et 2015/1368). Afin de répondre à cette nouvelle réglementation européenne, la Direction générale de l’alimentation (DGAl) a défini une nouvelle période de déclaration obligatoire : entre le 1er septembre et le 31 décembre.

Il est essentiel pour la filière apicole de se conformer à ces nouvelles dispositions européennes. Elles permettent :

  • D’agir pour la santé des colonies d’abeilles ; la connaissance de l’emplacement des ruchers est d’autant plus importante que la menace d’introduction d’Aethina tumida en France suite à son arrivée en Italie en septembre 2014 persiste (de nouveaux foyers ont été découverts en 2016 dans ce pays).
  • L’obtention d’aides européennes dans le cadre du programme apicole européen (PAE) ; l’enveloppe communautaire est distribuée à chacun des États membres au prorata du nombre de colonies déclarées par les apiculteurs (env. 3,575 millions d’euros par an au bénéfice de la filière apicole française) ;
  • L’établissement de statistiques apicoles pour mieux connaître la filière.

Modalités de déclaration de ruches :

La déclaration de ruches 2016 est à réaliser en ligne sur le site MesDémarches (http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr). Cette nouvelle procédure simplifiée remplace Télérucher et permet l’obtention d’un récépissé de façon immédiate. Elle se fait directement sans login ni mot de passe. Cette procédure permet également aux nouveaux apiculteurs d’obtenir leur numéro d’apiculteur (NAPI).

Les apiculteurs devront renseigner :

– le nombre total de colonies d’abeilles possédées (toutes les colonies d’abeilles sont à déclarer, qu’elles soient en ruches, ruchettes ou ruchettes de fécondation/nuclei),

– pour une meilleure efficacité des actions sanitaires, les communes accueillant ou susceptibles d’accueillir des colonies d’abeilles dans l’année qui suit la déclaration, si connues.

Pour les apiculteurs ne disposant pas de l’outil informatique, il est toujours possible de réaliser une déclaration de ruches en sollicitant un accès informatique en mairie. Pour cette campagne 2016, il sera également possible d’utiliser le Cerfa papier 13995*04 à compléter, signer et à envoyer à l’adresse : DGAL-Déclaration de ruches, 251 rue de Vaugirard, 75732 Paris cedex 15 (disponible à partir du 1er septembre sur le site  MesDémarches (http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr ou en Mairie). Le délai d’obtention d’un récépissé de déclaration de ruches est d’environ 2 mois à compter de la réception à la DGAl. Les déclarations réalisées sur papier libre ou sur des anciennes versions de Cerfa ne sont pas recevables.

Le site MesDémarches ( http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr) met à votre disposition les accès au formulaire en ligne et au formulaire papier mais aussi des informations actualisées sur la déclaration et les réponses aux questions les plus fréquemment posées par les apiculteurs

 Délivrance des NUMAGRIN/NUMAGRIT et des SIREN/SIRET

Le numéro NUMAGRIN/NUMAGRIT  a été abandonné et n’est plus attribué.

Il n’y pas de modification en ce qui concerne les apiculteurs envisageant de vendre des produits de la ruche ou de donner des produits de la ruche hors cadre familial. Ces derniers doivent solliciter un numéro SIREN/SIRET auprès du centre de formalité de la chambre d’agriculture de leur département.

 Délivrance des numéros d’apiculteurs (NAPI) : tous les apiculteurs doivent avoir un numéro d’apiculteur (NAPI). La délivrance des NAPI est désormais centralisée. La DGAl se charge de la délivrance de ce numéro lors de la première déclaration de détention de ruches. La structure du NAPI a évolué : le NAPI est du type « lettre A suivi de 7 chiffres ».

Varroa destructor : modalités de traitement

Comptages varroas : Comptages des varroas sur langes graissés

Surveiller l’infestation par comptages sur abeilles adultes ou dénombrement des mortalités naturelles de varroas sur lange graissé. Voir le document pdf Surveiller l’infestation par comptages.

Pour limiter la pression par Varroa destructor pendant la saison apicole, quelques opérations peuvent être réalisées : la formation de nuclei (Fiche technique : formation de nucléi), le découpage du couvain de faux-bourdons (Fiche technique : retrait de couvain de faux-bourdons) et l’encagement des reines suivi d’un traitement « flash » contre Varroa (Fiche technique : encagement de reines)

Modalités d’utilisation des médicaments pour traiter contre le Varroa : le document « Utilisation des médicaments apicoles » propose à l’apiculteur un comparatif  des différents produits permettant aujourd’hui de traiter contre Varroa destructor dans les colonies d’abeilles. Les résultats des tests d’efficacité de ces médicaments, réactualisés chaque année ne sont pas donnés ici.

Programme Sanitaire d’Elevage régional : Texte PSE apiculteurs

Annexe 1:  Surveillance des infestations par Varroa destructor au niveau des colonies. Annexe surveillance Vd

Annexe 2 Médicaments agréés dans le cadre du PSE Annexe médicaments PSE

Annexe 3 : Apiculteurs Calendrier préétabli AO PSE.

1/ FRELON ASIATIQUE  Site du MNHN

2/ AETHINA tumida

Sur le site de la FNOSAD (http://www.fnosad.com/) , des fiches pratiques se trouvent à la disposition de l’apiculteur, décrivant Aethina tumida et ses larves, et permettant de le reconnaître et de l’identifier. On trouve également deux articles, l’un concernant les bandes destinées à détecter les coléoptères dans la ruche, l’autre concernant l’utilisation des pièges à placer entre les têtes de cadre.

L’ANSES informe régulièrement de la situation concernant l’évolution d’Aethina tumida en Italie (foyers, nuclei sentinelles, zones de surveillance). Pour connaître la situation aujourd’hui, cliquez sur le lien (http://www.plateforme-esa.fr/)

RAPPEL : en cas de suspicion de présence du petit coléoptère de la ruche dans une de vos colonies d’abeilles, il faut rapidement prévenir une organisation sanitaire départementale ou régionale ou la DD(CS)PP de votre département.

3/ MALADIES DES ABEILLES

Si vous rechercher des informations sur les principales maldies des abeilles, la FNOSAD (http://www.fnosad.com/) met à la disposition des apiculteurs des fiches pratiques traitant de :

  • La loque américaine
  • La loque européenne
  • La réalisation d’un transvasement à visée sanitaire (opération conseillée dans les cas peu avancés de loques américaine ou européenne)
  • La nosémose
  • Le couvain sacciforme
  • La paralysie chronique (maladie noire)
  • La maladie des ailes déformées.

4/ MORTALITE D’ABEILLES : CONDUITE A TENIR EN CAS DE MORTALITE MASSIVE AIGUE

Note de service DGAL/SDQPV/2014-899 14/11/2014

Mortalité massive aiguë :

Une colonie est considérée victime de mortalité massive aiguë lorsque :
– plus de 3000 abeilles sont retrouvées mortes sous forme d’un tapis devant ou
dans la ruche (10% des butineuses)
– toutes les abeilles sont retrouvées mortes dans la ruche,
– la ruche est vide, hors phénomène d’essaimage,
– la colonie est considérée comme une non-valeur (moins de 500 abeilles), ou,
– la colonie est victime de dépopulation : c’est à dire qu’il y a disparition brutale des butineuses avec présence dans la ruche de la reine entourée d’une population très réduite d’abeilles avec présence de couvain, de réserves de miel et de pollen en quantité.

Un rucher est considéré comme atteint d’une mortalité massive aigüe lorsqu’ au moins 20% des colonies ou au moins 1 colonie lorsque le rucher en compte 2 à 5 et 2 lorsqu’il en compte 6 à 10 sont atteintes de mortalité massive aiguë.
Le caractère aigu est déterminé par le fait que les symptômes sont apparus en quelques jours voire 2 semaines maximum.
Les mortalités constatées en fin d’hiver ne sont pas à considérer comme des phénomènes de mortalités massives aiguës s’il n’est pas possible de les positionner dans une période précise permettant de définir leur caractère aigu.
Les phénomènes de dépérissement non liés aux dangers sanitaires de première catégorie ne sont pas non plus pris en compte dans ce dispositif.
La gestion des autres cas de (mortalités constatées à la sortie de l’hiver et non identifiées comme aiguës, affaiblissements divers, maladies autres que celles relevant des dangers sanitaire de première catégorie…) incombe aux apiculteurs et à leurs organisations dans le cadre d’une lutte individuelle ou collective.

En cas de suspicion de mortalité massive aiguë, Il est important de contacter rapidement la DD(CS)PP de votre département ou votre organisation sanitaire départementale ou régionale ou votre ADA.

Vous pouvez également, en cas de suspicion d’intoxication ne répondant pas aux critères établis par la DGAl, mener une enquête dans votre voisinage et en informer les structures apicoles avec lesquelles vous êtes en contact (Section apicole régionale, GDSA, ADA) : celles-ci vous conseilleront et pourront peut-être vous aider.

Les prélèvements que l’on peut réaliser
En cas de suspicion d’intoxication, si les services compétents ne se sont pas encore déplacés, vous pouvez réaliser rapidement (dans les 48h), un prélèvement d’abeilles mortes ou moribondes (50g), un prélèvement de couvain (en extrayant les larves sans les crever, plus de 10g), un prélèvement de pollen de trappe (5 à 10g), un prélèvement de miel (plus de 20g). Si les abeilles sont vivantes, il est préférable (pour limiter la métabolisation des produits toxiques) de les euthanasier en les gazant avec du CO2. Les prélèvements (sauf celui de miel) sont transportés dans une glacière avec des plaques eutectiques puis congelés à -20°C.

 

[Haut]